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Inattention et agitation à l’école : quand penser au TDAH, et comment accompagner

Le Carnet Psy · 2024 · 273(8), 34‑38 · Vulgarisation · dossier

L’inattention et l’agitation à l’école : le TDAH, en tenir compte aujourd’hui

Éric Meyera, Jérôme Cuadradob,c

a INSEI, Groupe de recherche sur le handicap, l’accessibilité, les pratiques éducatives et scolaires (GRHAPES, EA 7287)
b Institut Catholique de Toulouse, campus de Bordeaux
c Institut des Sciences Criminelles et de la Justice (ISCJ), Université de Bordeaux

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Un élève rêveur ou qui ne tient pas en place n’a pas forcément un TDAH. Dans Le Carnet Psy, nous faisons le point pour les équipes éducatives et les familles.

Inattention et agitation à l'école : TDAH ou pas ? Seul un diagnostic posé par des professionnels permet de trancher. Les aménagements fonctionnent mieux lorsqu'ils sont ajustés à chaque élève et accompagnés.

Le TDAH à l’école

Le TDAH associe une attention fluctuante, des fonctions exécutives inégales (inhibition, planification, mémoire de travail) et un besoin élevé de stimulation pour s’engager dans une tâche. À l’école, ces particularités pèsent sur les résultats, les relations avec les camarades et avec les enseignants, et sur l’image que l’enfant se fait de lui-même.

Inattention ne veut pas dire TDAH

Les troubles anxieux, la dépression ou le trouble oppositionnel peuvent produire des signes proches. Les travaux sur l’attachement montrent aussi que des facteurs contextuels expliquent parfois mieux les symptômes qu’une hypothèse neurodéveloppementale. Il faut donc éviter de conclure à un TDAH sans évaluation.

Accompagner la scolarité

Les aménagements les plus courants (temps supplémentaire, remarques positives, place près de l’enseignant, découpage des tâches) sont jugés utiles mais inégalement faciles à mettre en œuvre. Trois clés de lecture aident à les ajuster :

  • Réduire la charge cognitive en limitant les éléments inutiles d’une consigne
  • Soutenir l’engagement scolaire, notamment en apaisant les conflits avec l’enseignant
  • Travailler les représentations de l’intelligence de l’élève, qui influencent sa persévérance

Ce que cela change en pratique

Un bilan psychologique permet de distinguer un TDAH d’autres difficultés et de proposer des aménagements adaptés au profil de l’élève, à réviser au fil de son évolution.

Référence

Meyer, É., & Cuadrado, J. (2024). L’inattention et l’agitation à l’école : le TDAH, en tenir compte aujourd’hui. Le Carnet Psy, 273(8), 34‑38.

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